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Mon 1er cercle de femmes

Je n’ai jamais aimé les robes à cause des collants qu’il fallait porter dessous. Je n’aime pas les trucs « qui collent » à ma peau, qu’il faut sans cesse remonter. J’ai besoin de me sentir libre, et pas contrainte dans un vêtement, ou une injonction sociétale… Il faut avouer que ces ceintures qui viennent vous tracer un sillon peu glorieux sur le ventre ne sont, en plus, pas du tout agréables. Et je ne veux pas que l’on me juge sur mon apparence mais sur qui je suis vraiment.

J’ai donc été très embêtée quand Vanessa – qui organisait la soirée – nous a demandé de venir au cercle de femme dans une jolie tenue, idéalement, avec une robe ou une jupe. Je n’en ai tout simplement pas. Ni l’une ni l’autre. J’ai enfilé une tenue confortable pour moi, et j’y suis allée.

Ce 5 novembre, c’est donc en foulards et sans soutif que j’ai participé à mon 1er cercle de femmes, entourées de 15 inconnues qui s’étaient regroupées toutes par envie de découverte, voire même qui ne savaient pas trop ce qu’elles faisaient là.

Pour ma part, j’avais déjà entendu parler des cercles mais c’est vrai que lorsque j’annonçais que j’allai à un cercle de femmes on me demandait « oh, mais c’est quoi ? » et j’ai fait évoluer ma réponse au fil des jours de « je ne sais pas, je vais le découvrir » à « ça change à chaque fois tu sais, cela dépend des femmes, c’est comme un groupe de parole je crois ». Cela trahissait mon désir d’avoir l’air de savoir vers quoi je m’aventurais et ma réflexion en cours, assaisonné des échos d’amie que j’en avais eu. Mais honnêtement, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.

La curiosité, l’envie d’un moment pour moi, mais surtout la rencontre avec Vanessa auront été déterminantes. Nous nous sommes plues à notre première rencontre oserais-je dire, et mon entretien avec elle en tant que conseillère en Fleurs de Bach aura été TELLEMENT déterminante dans ma vie de femme et de mère… que je savais que – quoiqu’il se passe – je ne serai pas déçue.

Ce fut le cas, je brise le suspense tout de suite. Je suis rentrée chez moi heureuse, apaisée mais je dirai surtout en PHASE et malgré l’heure tardive (23h passée) j’avais une énergie saine et claire qui m’emplissait.

« Mais qu’est-ce que c’est « exactement » Candice, un cercle de femmes ? C’est bien joli ton ressenti, mais c’est quoi en vrai, ça ressemble à quoi ? »

Oui, je vous aurais posé la même question, en vous demandant des détails précis sur le déroulé de la soirée, qui fait quoi, quand, pourquoi etc. ! C’est si simple quand on sait ce qui nous attend n’est-ce pas ?

Je peux vous répondre en partie et je vais vous expliquer pourquoi je ne peux pas vous répondre en totalité.

Déjà, première surprise pour moi, mais première pierre FONDAMENTALE pour le reste de la soirée et des cercles à venir : dès le début de notre cercle, Vanessa nous a fait prendre en engagement de confidentialité.

De confidentialité. Oui.

Envers les autres, envers nous-même… Pour que tout ce qui allait jaillir de ce cercle, le bon comme le mauvais, la lumière comme l’obscurité, reste dans ce cercle. Pour que la parole puisse se libérer, nous apaiser, pour que nous puissions extérioriser ce qui devait l’être ou pour que nous puissions accueillir les émotions et les mots dans le cercle de ces 15 inconnues qui allaient se livrer et se découvrir, ensemble.

Je ne peux donc rien vous révéler des structures utilisées, des exacts moments partagés et je vais conserver précieusement ce voile de mystères sur cette soirée qu’aucune de nous ne pourra oublier. Je n’ai pas spécialement de photos à vous partager non plus, une première assumée 🙂

Vous comprendrez que cela participe à la sacralisation de cette soirée et cela doit être absolument préservé pour que l’énergie du cercle perdure…

Ce que je peux vous dire en revanche, va me concerner moi directement. Je n’avais pas prévu de faire un article aussi personnel de fait, je pensais justement pouvoir vous décrire « étape 1, étape 2, étape 3… », mais voilà. En fait non.

On entre dans le cercle pour être avec nous-même, se découvrir, poser des intentions ou des émotions, se libérer au propre comme au figuré. On ressort de ce cercle forcément différente. N’importe qui peut venir, jeunes filles, femmes, mères, grand mères, tantes, cousines, amies, voisines, initiées, timides, introverties, extraverties, femmes en questionnement, en quête d’apaisement ou simplement de partages. Les trajectoires de vie se confrontent et c’est ainsi que chaque cercle est différent, chaque cercle apporte son lot de surprises et de spiritualité.

Ce premier cercle était aussi la première vraie soirée que je prenais, seule, avec moi-même… pour moi-même. Et ce, depuis mes maternités. Folie, oserais-je dire. J’y suis allée non accompagnée, simplement en sachant que Vanessa allait me/nous guider dans cette soirée, dont je n’avais même pas idée de sa durée.

J’y ai apporté une branche d’olivier du jardin, mon carnet et ma bouteille d’eau avec une branche de menthe – et j’ai été étonnée de constater combien je pouvais (devais!) m’hydrater pendant cette séance.

Vanessa nous a parlé de ce livre que je vais acheter – et lire – de Myranda Gray qui se nomme Lune Rouge, que certaines d’entre vous connaissent déjà. Dans ce livre Myranda aborde les 4 archétypes féminins que sont la Vierge, la Mère, L’enchanteresse et la Sorcière. Quatre archétypes dont nous a parlé Vanessa, chacune d’entre nous se découvrant l’une ou l’autre, se ressentant soit l’une, soit l’autre en fonction de son propre cycle.

C’était fou et doux de réaliser que cette spiritualité était déjà quelque part en moi… Reliée à la Nature et à mon corps, reliée à quelque chose de plus grand et de très concret. De réel en fait, vraiment ! De palpable, et qui raisonne en moi enfin comme quelque chose de cohérent, voire d’évident, contrairement aux autres dogmes religieux dans lesquels je ne me suis jamais reconnue. Et je pense que – c’est mon point de vue – c’est parce qu’ils sont tous incarnés et dirigés par des hommes. Le fait de se retrouver « entre femmes » a mis en place une portée immédiatement plus douce, plus enveloppante et plus…sereine.

Ce n’est que mon point de vue, je vous ai dit 🙂

J’y trouve ici – pour mon cas personnel encore une fois, pardon d’enfoncer une porte ouverture – enfin ici une spiritualité reliée à une… actualité. La mienne. Et puis à une réalité : des femmes, un cycle lunaire… Une évidence indéniable !

J’ai ainsi fais deux rencontres incroyables. L’une avec le cercle, ces femmes respectueuses, en présence et en bienveillance. L’autre que je ne peux vous dévoiler totalement, mais j’ai été impressionnée de constater combien le hasard n’existe décidément pas. Oh que non.

Nous sommes toutes différentes et toutes similaires.

Ce que j’ai pu déposer ce soir m’a fait du bien et j’ai pu écouter à mon tour – véritablement, sans ciller, sans opiner – un exercice que j’ai déjà mis en pratique par le passé et qui est formateur. Cela nous rappelle combien nos frontières personnelles, une fois définies, empêchent très simplement les autres d’y pénétrer.

Et c’est ici, dans ce cercle que j’ai eu ma révélation sur le féminin sacré.

Car ceci, je peux vous le révéler : le pourquoi de « la robe »… La robe est son propre espace du féminin, délimité, qui peut grandir lorsqu’elle tourne, qui peut se réduire si j’en ai envie. Dans cet espace qui est MON ESPACE, je peux accueillir ce que je veux et je peux laisser partir ce dont j’ai envie. Je dépose dans ce sacré ce que j’y veux et ce qui raisonne pour moi, je me constitue ma propre spiritualité qui se renforce elle-même !

Mon espace. Ma robe… Mon Féminin sacré à moi.

J’ai donc fait évoluer mon point de vue sur cette symbolique, sur ce bout de tissu ample, qui peut prendre une signification désormais tout autre pour moi. Notez que si je réfléchis à me confectionner une robe, les collants ne font toujours pas partie de l’équation !

Et au moment où je termine cet article, je ne sais pas si j’ai pu au final bien vous décrire cette expérience, car comme tout moment spirituel et un peu mystique, il est très personnel et il y a pas mal de choses que je souhaite garder pour moi. Nous avons parlé pendant le cercle et d’ordinaire moi qui suis d’ordinaire une grande bavarde, je sentais que les mots n’avaient pas forcément besoin ou envie de sortir. Ils sont resté en moi et m’ont nourris. Seule la gratitude s’est exprimée, avec plaisir et douceur 🙂

Je terminerai donc sur ma dernière révélation qui s’est manifestée uniquement le lendemain de cette soirée… Et bien, j’ai pris conscience de ceci : je tisse des cercles.

Je.

Tisse.

Des.

Cercles.

De nouvelles réflexions m’attendent, non ? 😉

Je vous souhaite de faire l’expérience de ces cercles, on en ressort Puissante ! Forte !

Et je ne peux que vous recommander Vanessa, si vous êtes en Provence.

AHO

Candice

2 Comments

  • isabelle

    AHO Candice, quel merveilleux cadeau que tu as pu t’offrir, je suis heureuse pour toi et j’aime beaucoup ta phrase « je tisse des cercles »
    Plein de bisous

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