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une démarche éco-responsable, qu’est-ce que c’est ?

A part être tendance ?

Vous devez voir fleurir ce mot un peu partout, sur les réseaux sociaux, sur les sites, les pubs, les discours… Globalement, c’est tant mieux car cela signifie que c’est une notion qui prend de l’importance, mais où est la limite avec le greenwashing ?

Un engagement responsable qui a du sens

Vous avez lu l’article sur ma rencontre avec notre jardin, vous aurez compris que mon coup de cœur n’a pas été que pour les fleurs. Quand on vit dans les champs, une empathie « naturelle » s’installe avec notre environnement, qu’il est difficile de ne pas vouloir défendre cette planète, qui nous porte et nous voit naître depuis des siècles.

Une fleur d’ail du jardin, séchée par mes soins, orne une création unique.

En tant qu’artisane d’art-consommatrice, je me pose évidemment la question de mes matières premières. J’ai d’ailleurs abordé ce sujet dans ce post sur Instagram, mais je tenais à développer ici, ce point fondamental de ma démarche et de mes valeurs.

Il me serait facile de prendre la laine un peu n’importe où, variant les coloris, les textures, et de créer avec, pour une somme plutôt modique.

C’est très tentant, et ça serait surtout beaucoup plus simple pour m’approvisionner et faire baisser les prix ! Mais cela voudrait dire encourager une industrie mondiale – dit donc gros volume, donc élevages intensifs, donc surconsommation d’eau, de transport, de pétrole, d’inutilités…

En effet, la France n’est pas le leader dans la production de laine, contrairement à l’Australie (Laines) ou le Népal (Mohair) il faut donc faire venir les matières sur notre sol. Et ici le bien-être animal perd sa place, parce qu’il en faut du mouton ou de l’alpaga pour faire des kilos de laines ! Sans parler de l’angora, où là nous tenons la 1ere place il me semble, mais pour aller épiler de pauvres lapins, ça me fend le cœur… Quand bien même je souhaiterais me passer de laines véritable, cela serait sans garde à la composition des matières : qui dit polyester, polyamide, « poly » quelque chose, dit plastique. #noway

Une démarche éco-responsable personnelle

Création au rythme de la nature… ©Sagescommedesimages

Bref, de prime abord, c’est pas gagné pour être écologiquement responsable de ces actes.

Il faut en vouloir…

Le contexte, le monde, l’Internet Mondial ne nous aide pas… Tout appelle à la facilité. Nous en oublions la valeur des choses vraies. Des choses simples, qui au final prennent du temps pour exister et qui sont souvent plus proches que ce que nous pensons.

A aujourd’hui, je dois reconnaitre qu’il faut une vraie démarche personnelle pour « devenir » éco-responsable, car cela implique de prendre son temps et d’être réfléchis.

Faire preuve de bon sens – de sobriété, comme dirait Pierre Rabhi – pour éviter une surconsommation d’eau, d’animaux, de pétrole et de matières naturelles, qui plus est, à l’autre bout du monde. Plus basiquement, c’est une forme de charge mentale car tout est à réinventer et créer de nouvelles habitudes n’est pas forcément chose aisée. Pourtant passé la première semaine, tout se met en place peu à peu.

Je ne parle même pas de volonté politique, les sujets environnementaux et climatiques commencent à changer, mais trop doucement.

Engagée personnellement, cela m’encourage à persévérer dans cette voie professionnelle, que de fabriquer des objets de décoration de vos intérieurs écologiquement conçus, « éco-responsables ». Le Larousse défini d’ailleurs très bien cette notion :

Qui cherche à intégrer des mesures de protection de l’environnement dans ses activités, ses principes

J’applique ces principes par conviction, celle qui murmure au fond de moi que oui, je crée et je consomme, oui je participe à cette économie globale MAIS que, fort de ma position et de ma capacité à vous proposer des pièces pour vos intérieurs et vos murs, j’ai la capacité de faire de mon mieux pour améliorer la situation.

Car si je ne le fais pas à mon niveau, qui le fera ? Qui ensuite, s’en inspirera ?

Si nous ne sommes pas notre propre changement, alors qui le sera pour nous ?

Mes fleurs sont séchées pendant une année avant d’intégrer vos pièces
Une décoration circulaire de 90cm de diamètre… créée en conscience environnementale

Démarche éco-responsable : mise en place

J’ai donc pris la décision avec moi-même que j’allais encourager d’avantage ce en quoi j’avais foi, ce qui me correspondait pleinement.

C’est un réel pari – de temps, d’argent, d’investissement – qui me semble essentiel dans la période que nous traversons toutes et tous.

Concrètement, cela se met en place comment ?

C’est une démarche globale, que j’applique dans mes démarches de tous les jours.

Cela passe par plusieurs petits actes :

  • Rechercher les fournisseurs de proximité qui correspondent à mes convictions et avec lesquels je peux échanger en direct,
  • Valoriser le travail d’autres artisans français en faisant appel à leur talent – et ils sont nombreux !
  • Limiter mon impact sur le bien être animal, en privilégiant des entreprises locales qui aiment bichonnent et mettent en valeur leurs animaux, leurs troupeaux,
  • Utiliser des matières alternatives et végétales : coton, chanvre, lin… made in France (local on a dit!),
  • Faire disparaitre mon utilisation plastique de mes pièces et mes colis : les fleurs délicates sont protégées à renfort de papier froissé et de « vide » autour d’elles par exemple,
  • Utiliser les végétaux de mon jardin autant que possible pour mes pièces, si la Nature le permet
  • Revaloriser et réutiliser tout ce qui peut l’être – comme les cadres chinés ou d’anciens tee-shirts transformé en fil à tisser – pour leur proposer une nouvelle vie,
  • Transformer et façonner moi-même mes supports, mes outils, mes médaillons, bref tout ce que je peux, vous l’aurez compris.
Je compense le raphia avec la soie teintée avec les roses du jardin, qui prend alors une toute autre dimension

J’ai néanmoins des limites, et j’en parle ici en toute transparence car je pense que ce sujet du sourcing est important et doit se démocratiser. Ma limite est le raphia car il est évident que celui-ci ne pousse pas au fond de mon jardin.

Cette matière naturelle pousse majoritairement dans les climats tropicaux et sa culture est essentiellement réalisée à Madagascar, qui est l’une des source de revenus important pour le pays.

Vous saisissez qu’être « éco-responsable » relève d’une démarche personnelle mais nécessaire, étant basée sur beaucoup de bon sens.

Malheureusement bien plus d’une entreprise utilise ce terme pour mettre un peu de « vert » dans sa communication, preuve étant faite que l’origine des matières ou la démarche environnementale sont un enjeu important pour les consom’acteurs. A vous de vous renseigner, demander, questionner… Et surement qu’un jour cela deviendra enfin la norme !

Et cela va changer car au moment où je termine ces lignes, j’ai découvert cette superbe nouvelle sur le compte Instagram qui porte bien son nom : Les Belles Nouvelles. Désormais, le greenwhasing sera puni par la loi. « Dans le cadre du projet de loi « Climat et résilience » actuellement débattu à l’Assemblée Nationale, les députés ont adopté plusieurs amendements pour lutter contre le Greenwashing ou éco-blanchiment. »

Peu à peu… Nous aurons toutes et tous cette démarche dans nos quotidiens.

Un exemple de réalisation sur mesure éco-responsable

Pour aller plus loin :

Aviez-vous conscience des détails de cette démarche avant de lire l’article ?

Candice

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